Création du collège des ministres conseillers : autre dossier à polémiques soumis à l’arbitrage de la Cour

Le décret N°2024-006 du 09 Janvier 2024, portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Collège des ministres conseillers à la Présidence de la République fait objet de contestations et amène à solliciter l’arbitrage de la  Cour constitutionnelle. En effet, ne se retrouvant pas du tout à travers l’initiative du Chef de l’Etat, un groupe de 05 juristes en premier à savoir Landry Angelo Adélakoun, Romaric Zinsou, Miguèle Houéto, Fréjus Atindoglo et Conaïde Akouedenoudje a saisi la haute juridiction pour marquer son opposition à l’acte posé par Patrice Talon. Il est suivi dans sa démarche par le parti Les Démocrates qui soulève des incohérences dans le décret pris. Dans son recours en direction de la haute juridiction, la formation politique présidée par l’ancien Chef de l’Etat  Boni Yayi rappelle qu’à travers un autre décret n°2024-006 du 9 Janvier 2024, portant définition des secteurs d’intervention des ministres conseillers à la Présidence, le Président de la République a assigné aux ministres conseillers, des secteurs d’intervention qui recouvrent l’ensemble des activités administratives assumées par les membres du gouvernement. Le ministre conseiller étant un collaborateur du président, selon l’article 4 du décret du décret n°2024-006 du 9 Janvier 2024, une attribution qui fait du ministre conseiller « un haut fonctionnaire au sens de l’article 56 de la Constitution », le parti soutient qu’il y a problème. Faisant observer que l’article 56 de la Constitution prévoit que « le Président de la République nomme en conseil des ministres, des hauts fonctionnaires dont la liste est fixée par une loi organique », le parti de l’opposition Les Démocrates mentionne des difficultés de deux ordres contraires à la loi fondamentale. Il  fait appel à la Cour constitutionnelle pour dire le droit et situer une fois pour toute l’opinion sur la question. Des recours auxquels s’ajouteront sans doute d’autres pour amener à éclairer davantage sur le bien-fondé ou non de cette décision à la signature du Chef de l’Etat. C’est l’arbitrage de la Cour constitutionnelle qui est ainsi sollicité pour faire départager dans ce dossier objet de grandes polémiques. La seule question que beaucoup se posent maintenant a rapport avec les chances des contradicteurs du décret  de voir aboutir leur requête. La Cour constitutionnelle qui aura à trancher la sorte de contestation aura -t- elle le courage de remettre en cause l’acte à la signature du Chef de l’Etat en personne. Il faudra patienter pour en savoir sur le sort réservé à ce dossier qui alimente les débats dans le pays.

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Manque de générosité d’acteurs autour de la marmite républicaine : Des consignes pour faire croire que ça va mal partout?

Si depuis l’avènement du régime de Patrice Talon, les Béninois dans leur majorité sont maintenus en mode serrage de ceintures et sont limités dans leurs ambitions, il y en a qui bien  que jouissant de rémunérations mirobolantes, peinent à assister. Souvent les premiers à se plaindre, ils tentent de faire croire que c’est le même vent d’austérité qui souffle partout et ne met de côté personne. Officiant pour la plupart dans le cercle présidentiel et empochant des millions de francs CFA par mois, ils se comportent comme s’ils ne tirent rien en termes d’avantages de leur proximité avec le pouvoir.  Un constat qui amène plus d’un à se demander si les autorités en question agissent sur consignes pour faire croire que ça val mal partout même à leur niveau. Déçus par le traitement venant d’elles, beaucoup sont curieux de savoir les raisons de cette attitude qui consiste à jouir seul de la bagatelle de millions de francs CFA gagnée par mois pour laisser les autres poiroter. Tournant en quelque sorte dos aux personnes ayant politiquement œuvré à leurs côtés pour accéder à des promotions, ils se comportent comme de pauvres, de véritables pauvres visiblement dans l’intention de ne pas aider. Un état de choses face auquel il faudra changer de posture pour ne pas laisser lire continuellement l’impression de se foutre des autres qui se sont investis pour aider à gagner le poste.

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Situation critique de la presse au Bénin: Les médias peuvent-ils toujours espérer de la rupture ?

La presse sous le régime dit de la rupture est mal traitée, très mal traitée. Livrés à la famine, ses acteurs ne savent pas quand cela prendra fin pour des traitements dignes du nom à leur égard. Privés de toutes subventions de l’Etat, ils s’emploient comme ils peuvent à  honorer leur engagement vis-à-vis des lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et autres qu’ils informent et égaient au quotidien. Mais la compensation à ces efforts pour des critiques ou la visibilité autour des actions menées n’est pas assurée laissant dans une situation critique les hommes et femmes du quatrième pouvoir. Tenez ! Si pour des difficultés diverses, certaines entreprises de presse ont déjà fermé, celles qui  tentent de résister à la galère,  ne voient pas leurs conditions améliorées par les autorités pourtant actives sur le chantier de la répression en cas de diffamation. C’est ainsi que sous le prétexte de réformes, il a été acté la suppression des aides entre-temps accordées aux médias pour soulager les charges de leur fonctionnement. Il faudra attendre  la période des élections pour espérer quelque chose pour payer des dettes. Pour se faire court, c’est dans un schéma d’instabilité qu’est plongée la presse surtout celle critique  presque écartée de toutes les opportunités pouvant venir du pouvoir. Un état de choses qui devra faire agir les autorités dans le sens d’actions pour payer les dettes vis-à-vis des acteurs des médias  En premier, le Chef de l’Etat est appelé à faire accélérer les initiatives pour l’amélioration des conditions de vie des journalistes  dont l’apport au processus de  développement n’est plus à démontrer. Demander à la HAAC le niveau actuel des réformes laissées à ses soins au bénéfice de la presse permettra d’en savoir plus sur ce qui se fait pour changer  les conditions des animateurs des médias. D’autres mesures urgentes en direction des organes de presse et des journalistes en règle ne viendront que pour faire souffler les acteurs de la presse dans leur majorité presque dans la mendicité pour survivre. Le métier de journalisme est un métier noble et il  appartient aux gouvernants d’aider les entreprises de presse à tenir pour équilibrer l’information au profit de toutes les tendances.  ça galère trop dans le rang des acteurs des médias ; une situation qu’il faudra faire stopper. 

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Casque obligatoire pour passagers sur moto : L’usager remorqué : celui qui a du souci à se faire

Après l’étape dite de sensibilisation, la Police républicaine réprime dès le début du mois de mars les infractions routières. Le  défaut de port de casque sur moto figure parmi les contraventions à sanctionner. Il est attendu de tous les passagers le respect scrupuleux de la décision à cet effet pour ne pas subir les rigueurs de la loi. Une exigence qui semble  ne pas poser  de problème pour les conducteurs de motos mais active de soucis pour les personnes remorquées. En effet, cette obligation faite aux utilisateurs d’engins et autres oblige l’usager remorqué à se procurer d’un casque même ne disposant pas de moto. Comme son téléphone portable, il est contraint de se déplacer avec le casque à porter en circulation.  Une règle dont l’application ne met pas de côté les usagers souffrant d’affections déconseillant le port de casque obligés de se conformer aux directives. Il est à craindre des cas de désobéissance involontaire pouvant déboucher sur des actes punitifs beaucoup plus en direction des usagers remorqués. N’ayant pas l’habitude de s’y prendre ainsi, les  concernés peineront à rentrer dans les rangs ;  ce qui donnera de la tâche à la Police républicaine obligée de s’illustrer tristement vis-à-vis d’eux.

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Faits d’escroquerie à son encontre: Qu’est ce qui bloque encore le dédommagement au profit de Stépane SAFIEDDINE ?

Le Bénin est un pays respecté même au-delà des frontières et le Président Patrice Talon à travers différentes mesures, veille constamment sur l’image du pays qu’il dirige depuis 2016. C’est ce qui justifie l’arsenal de décisions pour décourager les auteurs de pratiques rétrogrades et donner force à la justice pour décanter des situations. Mais il y a comme des gens aiguillonnent dans l’ombre pour mettre en péril tout se qui se construit dans le dessein de mettre  davantage en confiance. Le traitement fait du dossier opposant Stéphane SAFIEDDINE à  l’homme d’affaires  béninois  Kikissagbé Godonou Bernard (KGB) qui a escroqué son vis-à-vis et certifié à travers un arrêt par la Criet explique un peu la sorte de  négligence pour faire rembourser la victime spoliée à hauteur de milliards de francs CFA.  Pour rappel, Stéphane SAFIEDDINE a bénéficié d’une décision de justice ordonnant son dédommagement. L’arrêt prononcé par la Criet  recommande la vente de biens saisis auprès de KGB pour le rembourser. Mais  force est de constater que le jugement prononcé peine à être appliqué pour faire souffler la victime totalement dévalisée.  Ce qui fait penser à des mains invisibles qui empêchent de donner force au contenu de l’arrêt de la Criet qui a fait l’essentiel pour dire le droit. Même l’évocation à travers la presse dudit dossier n’a pas contribué à faire bouger les lignes avec l’affaire qui demeure sans issue.  Ce qui fait reposer à nouveau les espoirs sur le Chef de l’Etat, la véritable clé pour le dédommagement. Homme de droit et très rigoureux, beaucoup jurent que ce dossier connaîtra de célérité avec l’implication personnelle de Patrice Talon pour faire refermer la page.  Il sied de faire observer que des sources    renseignent que le dossier n’a pas connu d’évolution et les demandes formulées en vue de relancer son exécution sont restées sans suite. On laisse entendre que les ventes n’ont pas été effectuées, les notaires n’ayant pas pu disposer des titres des immeubles importants. « Seuls quelques titres leur ont été remis par les greffes, pour des immeubles de valeurs insignifiantes. Et il est possible de suspecter que la disparition des pièces dans les greffes ait été faite de manière volontaire. Là également, les demandes en vue de diverses enquêtes n’ont connu aucune suite », fait-on savoir. Une situation face à laquelle l’intervention personnelle du Chef de l’Etat  aidera à faire bouger les lignes pour aller à  ranger cette affaire qui dure de trop et cause davantage de préjudices à la victime.  D’ailleurs,  l’effort important de la Criet risquerait d’être affaibli si ses décisions ne sont pas exécutées et si certaines personnes parviennent encore à user de stratagèmes et manœuvres diverses pour se soustraire à leurs obligations et aux condamnations prononcées contre elles.  Face à l’urgence de dédommager Stéphane SAFIEDDINE, il y a  donc lieu d’exécuter la contrainte par corps prononcée par l’arrêt de la Criet. Il est également nécessaire de situer les responsabilités et de retrouver les titres de propriété des immeubles dont la vente a été ordonnée par la décision de la Criet  en vue de procéder à la vente effective et au paiement de Stéphane SAFIEDDINE.

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Création du Collège des ministres conseillers : La trouvaille de la rupture pour apaiser les soutiens sans récompense

Le reproche souvent fait au Chef de l’Etat est qu’il ne fait pas la promotion des acteurs politiques de son camp. Il est agité qu’à l’occasion des remaniements ministériels,  Patrice Talon mise sur des compétences autres que celles qui soutiennent ses actions. A cela, le Président de la République a marqué une fermeté en allant comme il s’y prenait. Mais à quelques années de son départ du pouvoir, il semble trouver l’astuce pour essuyer les larmes à ses courtisans jusque- là sans récompense pour leur engagement à ses côtés. Et c’est un peu sous cet angle qu’il sied d’inscrire la création à la Présidence de la République d’un Collège des ministres conseillers, placé sous son autorité. Signé le 09 Janvier 2024, le décret portant création, attribution, organisation et fonctionnement de ce Collège des ministres conseillers donne la possibilité aux partis politiques de la mouvance de proposer les compétences à nommer.  Selon le document signé par Patrice Talon, le « ministre conseiller est un collaborateur du Président de la République. Il est nommé par décret du Président de la République, sur proposition des partis politiques membres de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale ou qui soutiennent l’action gouvernementale ». Ce qui laisse lire la latitude accordée aux regroupements politiques de la mouvance de faire nommer les ministres  conseillers. Une manière pour le Chef de l’Etat de réparer le tort vis-à-vis de plusieurs de ses soutiens dans le découragement pour n’avoir jusque-là été associé à rien sur le chantier de la gouvernance.

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Comité éditorial de la SRTB SA : Le service public de l’information définitivement un moyen de communication gouvernementale ?

Les membres du Comité éditorial de la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB SA) sont désormais connus. Ils ont été nommés le 17 Janvier dernier par décret N°2024-013 signé du Président de la République Patrice Talon, du Ministre de l’économie et des finances et du ministre du numérique et de la digitalisation. Et de la copie rendue, c’est
Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, qui présidera ledit Comité composé de 6 membres. Une composition qui fait craindre pour l’avenir de la SRTB SA, fusion de l’ORTB (Office de radiodiffusion et télévision du Bénin)  et du CMAJB (Centre multimédia des adolescents et des jeunes du Bénin/ADO TV et ADO FM). Pour plus d’un, les activités des médias publics seront de ce fait supervisées depuis la présidence de la République ; ce qui pourrait rendre encore plus la radio et la télévision publique comme des instruments de propagande gouvernementale. On craint pour le bâillonnement de ces médias dont les animateurs ne seront pas du tout libres de faire ce qu’ils ambitionnent. (Lire la composition du comité).

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Grâce présidentielle au titre de 2023 : Talon laisse en rade les détenus politiques

La liste des prisonniers bénéficiaires de la grâce présidentielle au titre de l’année 2023 est connue. Exerçant le pouvoir a lui conféré par la Constitution, le Chef de l’Etat par le Décret N° 2023-626 du 06 Décembre 2023, a rendu la liberté à  trois cent cinquante-huit (358) prisonniers déjà condamnés et dont les peines criminelles ou correctionnelles sont devenues définitives au 31 Juillet 2023 par une décision des cours ou tribunaux de la République du Bénin. Sur ladite liste, on n’aperçoit pas l’ombre des détenus politiques. Aucune personne arrêtée et condamnée pour de prétendues infractions sur le champ politique, n’a été prise en compte. Le Président de la République a laissé à nouveau en rade les détenus politiques en l’occurrence Joël Aïvo, Reckya Madougou et les étudiants et artisans emprisonnés sous le prétexte d’infractions lors des élections. Droit dans ses bottes, Patrice Talon a ignoré et royalement les requêtes en son endroit pour la libération des personnes sus-mentionnées.

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Posture de la société civile dans le débat de la révision constitutionnelle : Ces acteurs qui se comportent comme des alliés du pouvoir

Dans le débat en rapport avec la révision constitutionnelle, la société civile dont les orientations peuvent beaucoup aider, joue à l’abonné absent. Ses principaux acteurs optent pour le silence donnant l’impression de rouler pour le pouvoir de la rupture. Ils laissent en effet seuls les acteurs politiques et autres opiner sur la question comme si les discussions enclenchées ne les concernaient pas. Même les appels à se réveiller de leur sommeil lancés en direction d’acteurs clés ne semblent pas retenir leur attention avec la sorte de volonté à ne rien dire pour faire savoir leur avis sur le sujet. Un état de choses que beaucoup croyaient être rangé avec la tribune sur les réseaux sociaux prétendument à la signature d’organisations de la société civile qui démentent avoir entrepris des actions dans le sens de s’opposer à la révision constitutionnelle. Pour plus d’un, ce sera la stratégie toute trouvée pour entériner l’initiative du pouvoir qui tient à faire passer le projet de relecture de la loi fondamentale.

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Prise en compte de sa proposition en rapport avec la réforme pénale : François Quenum se réjouit du sens d’écoute des gouvernants

Les propositions dans le sens d’améliorer ce qui se fait lorsqu’elles sont bien formulées, ne souffrent pas à être prises en compte. Orientés sur tel ou tel aspect de la gouvernance, les dirigeants ne manquent pas de prêter oreille attentive à ce qui leur est soumis. En effet, dans sa tribune du 8 Juillet 2023 , le militant de l’Union Progressiste le Renouveau François Quenum, avait plaidé pour une révision du Code de procédure pénale favorisant les travaux publics d’intérêt national.  Mettant en avant la nécessité de décongestionner les prisons et de faciliter la réinsertion professionnelle des détenus, il a souligné l’importance de convertir les peines en activités rémunératrices adaptées aux qualifications des condamnés. Selon lui, cette requête une fois concrétisée,  pourrait non seulement réduire la population carcérale, mais aussi offrir une seconde chance à ceux qui ont dévié du droit chemin en les impliquant dans des projets utiles à la société. Après avoir examiné la proposition et surtout les arguments du requérant, le gouvernement donne une suite favorable à la demande de François Quenum en adoptant le 31 Janvier dernier un projet de décret visant à instaurer le Travail d’intérêt général comme mesure alternative aux peines privatives de liberté.
Un décret qui définit les modalités d’exécution du Travail d’intérêt général, la nature des travaux à entreprendre, ainsi que les organes responsables de son application. Est-il nécessaire de le mentionner,  cette mesure témoigne de la volonté du Président Patrice Talon d’explorer des solutions constructives et réparatrices en réponse aux préoccupations exprimées par les citoyens engagés comme François Quenum. Ceci confirme que les propositions constructives loin d’être ignorées, sont prises en compte par les plus hautes instances de l’État et est la preuve de l’importance de la participation citoyenne dans l’élaboration des politiques publiques.  En tout cas,  de l’avis de François Quenum, en adoptant le Travail d’intérêt général comme alternative à l’incarcération, le Bénin se dote d’un outil prometteur pour améliorer son système judiciaire, réduire la surpopulation carcérale et favoriser l’intégration sociale des personnes condamnées. De quoi se réjouir et appeler le gouvernement et en premier le Chef de l’Etat, à maintenir la dynamique pour aller plus loin.

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